Dilection (nom féminin, subst. féminin)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Nom féminin |
XII e siècle. Emprunté du latin chrétien dilectio, -onis, « amour ».
1. Amour spirituel. La
2. Par ext. Litt. Préférence marquée, attrait vif pour quelqu'un ou pour quelque chose. Éprouver une
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Nom féminin |
Théologie
Amour pieux. "La
Dictionnaire d'Emile Littré
| Subst. féminin |
1 Terme de dévotion. Tendresse qui chérit. La
BOSSUET: « Rien ne lui est cher [à Dieu] que ces enfants de sa
FLÉCH.: « Il n'y a rien de plus noble dans l'Évangile que cette loi de
MASS.: « Qui êtes-vous vous-même, qu'un enfant de
2 Titre ou qualité qui se donnait en Allemagne aux électeurs. On disait Sa Dilection, comme on dit Sa Grandeur pour un évêque.
J'ai écrit à Votre Dilection, disait l'empereur d'Allemagne.
Salut et
HISTORIQUE
XIVème siècle
Bibl. des Chartes, 2e série, t. III, p. 58: Charles par la grace de Dieu roy de France, à noz amez et feaulx, salut et dileccion
XVème siècle
E. DESCH.: « Le bien commun [il] doit sur touz preferer, Son peuple avoir en grant
XVIème siècle
CALV.: « Il [Dieu] est esmeu par la pure et gratuite
LANOUE: « Ce qui est occasion de rompre tant la
LANOUE: « Ne retirant point du tout nostre
ÉTYMOLOGIE
Provenç.
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Subst. féminin |
T. de Dévotion. Amour, charité. "La
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
est aussi un terme dont le pape et l'empereur d'Autriche se servent en écrivant à certains princes. "Salut et
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Subst. féminin |
Amour, charité. Terme de dévotion. "La
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Subst. féminin |
Amour, charité. Terme de dévotion. "La
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Subst. féminin |
["Dilèk-cion", en vers, "ci-on"; 2e "è" moy.] Amour, charité. Ce terme est consacré en Théologie. 'L'esprit de "dilection" et d'amour. "Boss." Hors de là, il ne se dit que dans quelques Couvens de Filles, dont les Constitutions sont écrites dans un vieux langage.
- L'"Acad." se contente de dire que c'est un "terme de dévotion". On ne le troûve plus que chez les anciens Ascétiques.
- Elle ajoute que c'est aussi un terme dont le Pape et l'Empereur se servent, en écrivant à certains Princes. On pourrait demander si ces Souverains écrivent en français, ou en latin, ou dans leur langue naturelle? Tout cela me parait un vieux article du Dictionaire, qu'on y a laissé, et il y en a plus d'un dans ce goût-là.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Subst. féminin |
Terme de devotion. "La crainte de Dieu est le commencement de la
Emplacement dans le dictionnaire :
| dilatable dilatant dilatateur dilatation dilaté dilater dilation | dilatoire dilatomètre dilemme dilettante dilettantisme diligemment | diligence diligent diligenté diligenter dilué diluer dilution |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Joris-Karl HUYSMANS (À rebours)...dont les efforts s'étaient épuisés dans l'impossible tâche de concilier les doctrines libérales d'une société avec les dogmes autoritaires de l'église, il y avait en lui un tempérament de fervente dilection, de diplomatique tendresse. Alors, dans les lettres qu'il écrivait à des jeunes gens, passaient des caresses de père exhortant ses fils, de souriantes réprimandes, de bienveillants conseils,...
Citation n°2 de Félicité-Robert de LAMENNAIS (Articles publiés dans le journal l'Avenir (1830-1831))
...rendra tous les peuples frères, et fera du genre humain, ce qu'il étoit originairement, une famille. Et comme il y aura toujours des pauvres, ils seront, eux, la famille du prêtre, les enfans de sa dilection, re-recueillis, si l'on peut le dire, et réchauffés au fond de ses entrailles de père, parce qu'à raison même de leurs souffrances et de leurs larmes, le seul héritage qu'ils reçoivent, le seul...
Citation n°3 de Charles SAINTE-BEUVE (Port-Royal : t. 5)
...(j'en demande pardon) le fils presque haïssable d'avoir ainsi causé la chute de l'homme (c'est-à-dire d'avoir causé le choix du monde possible, dans lequel la chute devait arriver), par cet excès de dilection que le père avait pour lui et qui faisait choisir au père ce qui pouvait le plus signaler la miséricorde du fils : -et le tout, notez-le bien, pour qu'en définitive plus d'honneur lui en revînt...
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